Un premier candidat signe la charte pour la démocratie participative de Val-de-Marne en Transition le 28 février 2026.
Comme l’a dit sur France Inter Yoshua Bengio, « la démocratie, ce n’est pas le vote, c’est le partage du pouvoir de manière inclusive [et] pluraliste”. (source: France Inter 26 février 2026 à 8h20 + 9:52).
6 listes municipales du Val-de-Marne s’engagent officiellement en signant notre charte pour la Démocratie Participative.
Un engagement qui témoigne d’une volonté commune : placer le citoyen au cœur de l’action publique pour les six prochaines années.
Pourquoi cet engagement est-il structurant pour nos communes ?
Signer cette charte, c’est s’engager sur des piliers de gouvernance modernes et transparents : – Des méthodes claires pour associer les citoyens aux décisions. – Un budget dédié pour financer la démocratie participative délibérative – La volonté de lancer des projets co-construits.
Félicitations aux 6 premières listes engagées : Vincent Giacobbi pour Sucy !, Vitry en Mieux, Charenton verte et solidaire, Unis pour Saint-Maur, Chennevières autrement, Villejuif debout !
💡 La vision du collectif : Nous croyons que la démocratie ne doit pas se limiter au seul temps de l’élection. Pour que les politiques publiques répondent réellement aux enjeux de demain, elles doivent être co-conçues avec ceux qui les vivent.
Une soirée placée sous le signe de l’engagement, de l’inspiration et du passage à l’action pour une démocratie locale plus inclusive.
Le mercredi 18 février 2026, le Centre Rebérioux de Créteil s’est transformé en véritable laboratoire citoyen. À l’initiative de Val-de-Marne en Transition, une conférence-débat a été organisée sur le thème de la démocratie participative délibérative, réunissant citoyens, associations, élus et acteurs locaux autour d’un enjeu central : comment redonner la parole et le pouvoir d’agir aux habitants pour co-construire les projets de notre territoire ?
Un immense merci à la Mairie de Créteil et à l’équipe du Centre Rebérioux. Leur accueil dans cette superbe salle de cinéma a offert un cadre idéal pour des échanges aussi confortables que passionnés.
Un programme riche et varié
1. Introduction : Pourquoi la démocratie délibérative ?
La soirée a débuté par une introduction de Jean-Paul Grange, qui a rappelé les défis actuels de la démocratie représentative (baisse de participation, défiance, sentiment d’impuissance) et présenté la démocratie participative délibérative comme une solution complémentaire pour réconcilier les citoyens avec la politique locale et les impliquer directement dans les décisions qui impactent leur quotidien.
2. La mise en pratique : l’exemple de L’Île-Saint-Denis (Une assemblée citoyenne en action)
La soirée s’est poursuivie par la projection d’un film de 22 minutes réalisé par l’organisation « Les Cahiers pour Décider et Agir ». Ce film retrace de manière pédagogique le fonctionnement d’une assemblée délibérative à L’Île-Saint-Denis.
Le public a pu observer le processus complet :
Le tirage au sort des citoyens.
Les phases de travail et de délibération.
L’aboutissement législatif avec le vote des propositions par le Conseil Municipal.
Ce témoignage concret a suscité de nombreuses questions de la part du public, témoignant d’un réel intérêt pour ces méthodes de gouvernance innovantes.
3. Le Grand Témoin
Tristan Rechid photo tirée du film
Un temps d’échange privilégié a ensuite eu lieu en visioconférence avec Tristan, facilitateur principal du projet présenté et auteur de l’ouvrage « Réanimer la Démocratie ». Ses interventions ont permis d’approfondir plusieurs points techniques :
Les facteurs clés de succès pour l’organisation d’une assemblée citoyenne.
Les freins et leviers pour impliquer les habitants.
Les résultats concrets obtenus à L’Île-Saint-Denis.
Ces échanges ont permis de démystifier la démocratie participative et de montrer qu’elle est accessible et efficace à l’échelle d’une commune.
4. Cap sur les Municipales 2026
L’un des moments forts de la soirée fut la présentation de la Charte pour la démocratie participative, portée par Val-de-Marne en Transition dans la perspective des élections municipales de 2026 et présentée ce jour par Jean-Paul Grange. Ce document, proposé à la signature des listes candidates, s’articule autour d’engagements structurants :
Instaurer des budgets participatifs délibératifs dans les communes.
Proposer aux mairies différentes méthodes possibles pour sa mise en œuvre.
Organiser des réunions délibératives incluant élus, citoyens et acteurs de la commune sur les grands projets locaux.
Créer des espaces de dialogue réguliers entre élus et habitants.
Cette charte est un outil concret pour ancrer la démocratie participative dans les pratiques locales et redonner du pouvoir d’agir aux citoyens.
Une soirée qui s’est achevée dans la convivialité:
Fidèles au planning, la conférence s’est terminée à 21h03. Jean-Paul Grange a salué l’implication des participants, rappelant que s’informer et débattre est déjà un acte citoyen fort, preuve d’un engagement pour une démocratie plus inclusive.
Il a également respecté leur besoin de retrouver leurs proches après cette soirée riche en échanges, tout en rappelant que l’équilibre entre l’engagement citoyen et le respect du temps personnel étant une valeur chère à notre mouvement, la séance a été levée ponctuellement afin de permettre à chacun de poursuivre les réflexions engagées dans un cadre informel.
Envie d’aller plus loin ? Retrouvez l’intégralité des ressources et de la charte sur notre portail dédié : DemocratieParticipative94.fr
Plantée le 27 mars 2024 dans la joie et la bonne humeur à l’Ecole Saint-Exupéry de THIAIS
En partenariat avec la ville, avec l’aide du directeur, des enseignants, des enfants et leurs parents et d’adhérents des associations de ville en transition.
Val de Marne en transition a sollicité en septembre 2023, la ville de Thiais pour participer à la mise en place d’une microforêt comestible de 100 m2 dans l’enceinte de l’établissement scolaire.
Le projet a été imaginé initialement par une adhérente de « Thiais en transition » en mémoire de Matthieu Charton, ancien président. L’adhérente est devenue le chef de ce projet jusqu’à sa réalisation et au-delà (la microforêt ne devenant autonome qu’après 3 étés, elle a prévu d’assurer le suivi de celle-ci). Elle a apporté enfin les 300 arbres (*) nécessaires au projet avec l’association « Val de Marne en Transition » dont les adhérents sont les villes en transition.
Le site a été repéré par la chef de projet habitant Thiais, intervenue en 2023 dans cet établissement dans les 3 classes de CM2 pour la réalisation d’ateliers « Fresque du Climat junior » avec l’association « Thiais en transition ». Des contacts pris avec le directeur et son équipe ont permis d’obtenir également leur aide.
Du côté de la ville, si un accord de principe des élus avait été obtenu fin 2023. Les analyses et les travaux, à charge de la ville, se sont déroulés tardivement. Le rapport d’analyse du sol n’a heureusement pas mis en évidence de pollution du sol.
Le rapport a déterminé que le sol était de type argileux. Quelques jours avant la plantation, qui s’est effectuée dans les dates limites annuelles de plantation, le sol a été « préparé » (labouré et mélangé avec le sable d’un ancien bac à sable présent sur la zone et ajout de terres végétales en quantité limitée). La chef de projet a réalisé le tracé préparatoire de la microforêt deux fois 50 m2 en arc de cercle de part et d’autre d’une allée en forme de « S ». Les arbres ont été réceptionnés la semaine précédente, pralinés et placés en jauge dans une butte de terre végétale destinée à être rajoutée sur la zone de plantation le 27 mars.
Le directeur avait fait mettre un mot dans le cahier de correspondance des enfants pour constituer pour le mercredi 27 mars, par tranche horaire de 2 heures, des groupes d’une vingtaine d’enfants accompagnés obligatoirement d’un adulte. Plus de 120 enfants seront présents le 27 mars. Chaque groupe a été accueilli avec une présentation du projet et des travaux à réaliser. De façon interactive il a été décrit le rôle du sol, l’arbre vivant et fragile, l’importance des arbres pour les êtres vivants (fabrication d’Oxygène et captation du CO2 à l’origine du changement climatique, matériau, combustible, un îlot de fraîcheur pour faire face au réchauffement climatique, lieu de diversité, apport de bien être en se reconnectant à la nature. Les enfants, équipés de gants fournis par la chef de projet, ont été mis en équipe sur une zone de 2m2 définie par la chef de projet en partant de part et d’autre de l’allée. Munis de pelles et 2 brouettes fournis par la ville, les enfants aidés des adultes creusaient puis allaient chercher un arbre donné par la chef de projet pour maîtriser le plan de plantation. Quelques arbres ont été plantés le lendemain.
Un barriérage a été posé pour délimiter la microforêt et la mise en place d’une plantation complémentaire est prévue le 25 novembre 2024. Les conditions météorologiques ont été favorables avec une pluviométrie suffisante pour permettre l’enracinement des plants. Un mois plus tard, une douzaine d’arbres ne semblaient pas avoir « redémarré » sur les plus de 270 arbres plantés et font l’objet d’une surveillance régulière.
(*) la guilde des 3OO arbres/arbustes et arbrisseaux comportaient initialement 30 espèces différentes dont 3 (X10 plants) ont été écartés car identifiés toxiques (Rhamnus cathartica (nerprun purgatif), Euonymus europaeus (fusain d’Europe) et Ligustrum vulgare (troène commun)). Les 30 plants ont été remis à la ville pour la réalisation de haies en dehors de l’établissement.
Une plantation supplémentaire est prévue le 25 novembre. Les conditions météorologiques ont été favorables avec une pluviométrie suffisante pour permettre l’enracinement des plants. Un mois plus tard, une douzaine d’arbres ne semblent pas avoir « redémarré » sur les plus de 270 arbres plantés. Source 2021 Museum National d’Histoire Naturelle : https://www.mnhn.fr/fr/actualites/forets miyawaki-comment-bien-adapter-la-methode-japonaise-au-contexte-francais : Au plan européen, le sujet paraît tout aussi éminent : dans sa nouvelle Stratégie biodiversité parue en 2020, votée par le Parlement, la Commission européenne appelle notamment « les villes européennes de 20 000 habitants ou plus à élaborer d’ici la fin 2021 des plans ambitieux d’écologisation de l’espace urbain », lesquels « devraient comprendre des mesures visant à créer des forêts, des parcs et des jardins urbains offrant une riche biodiversité et facilement accessibles ». Loin d’être une tendance passagère, les « forêts Miyawaki » – suivant la méthode mise au point par le botaniste japonais du même nom – s’imposent progressivement comme un outil de politique publique, faisant partie intégrante de la ville durable du XXIᵉ siècle.
Val-de-Marne en Transition a contribué à l’Enquête publique relative au projet de schéma directeur de la région Ile-de-France – Environnemental (SDRIF-E).
Nous avons souligné que les ambitions d’accueillir 50 000 nouveaux franciliens par an et développer les infrastructures routières nous semble aller à l’encontre de la résilience déjà très faible de la région.
Si un problème majeur arrive, comme l’arrêt des transports, les conséquences sur l’alimentation des franciliens seront majeures. La France, contrairement à l’Allemagne a développé une vision centralisatrice qui la met en péril.
Si une bombe nucléaire tombe sur Paris c’est l’ensemble de la France qui sera paralysée. Ce n’est pas la cas en Allemagne où les villes et les régions sont de moyenne importance et donc mieux réparties.
Nous sommes pour une décroissance de la population en Ile-de-France afin d’augmenter sa résilience et améliorer le cadre de vie des franciliens.
Il y a beaucoup moins de mort à vélo à Paris : 1 en 2022 au lieu de 4 en 2019, malgré l’augmentation du nombre de cyclistes. Nous pouvons gager que le nombre d’aménagements cyclables et la limite de vitesse à 30 km/h y est pour beaucoup. L’autre raison, observée en Hollande, est que plus il y a de cyclistes et moins il y a d’accidents.
En revanche, hors aglomération, pour les raisons inverses, le nombre a augmenté.
L’association MDB (Mieux se Déplacer à Bicyclette) analyse les derniers chiffres : dans cet article.
Automobilistes et camionneurs, si vous vous approchez d’un cycliste :
ralentissez et
si vous doublez : garder le maximum d’espace entre le cycliste et l’automobile (1 mètre en agglomération et 1,50 mètre hors agglomération minimum).
Pour un développement post carbone bienveillant envers les humains et la nature